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Papiers

Revue & Corrigée – Juin 17 / Dans ce numéro où les domaines artistiques, scientifiques et politiques convergent, Matthieu Saladin s’entretient avec Juliette Volcler, chercheuse indépendante qui nous parle du son dans l’espace public, qu’il soit à fins de divertissement, de signalisation, de marketing ou de répression, et de ses impacts sur le sujet écoutant.

La domestication de l’art – Laurent Cauwet (Ed. La fabrique)La culture officielle est devenue une entreprise qui a pour employés les poètes et les artistes. Ils ont des comptes à rendre à leur employeur : la prolétarisation des savoir-faire de l’art et de la pensée oblige à l’autocensure et au formatage des oeuvres commandées. L’entreprise culture, qui prône un humanisme universel, exporte le bon art et la bonne parole dans les quartiers populaires pour éduquer la plèbe, celle qui n’a pas les bons codes et qui n’est pas encore docilisée. Le mécénat privé est l’autre face de l’entreprise culture. Vuitton et son cadeau aux Parisiens, le « grand oiseau blanc » au bois de Boulogne ; Benetton et son projet « Imago Mundi », collection d’oeuvres commandées à des artistes du monde entier – mais pas aux enfants qu’il fait travailler en Tunisie ou au Cambodge pour des salaires de misère ; Lacoste et la fondation Cartier qui refusent que l’on parle de la Palestine dans leurs manifestations : la culture comme promotion de marques est elle aussi une mécanique de pacification efficace et rentable. « L’entreprise culture est la place forte où se travaille la langue de la domination, celle qui crée les fictions et les divertissements indispensables à l’évitement de toute velléité critique. »

L’utilité de l’inutile  – Nuccio Ordine / Il n’est pas vrai – pas même en temps de crise – que seul ce qui est source de profit soit utile. Il existe dans les démocraties marchandes des savoirs réputés « inutiles » qui se révèlent en réalité d’une extraordinaire utilité. Dans cet ardent pamphlet, Nuccio Ordine attire notre attention sur l’utilité de l’inutile et sur l’inutilité de l’utile. À travers les réflexions de grands philosophes (Platon, Aristote, Tchouang-tseu, Pic de la Mirandole, Montaigne, Bruno, (…)

La langue retournée de la culture – Michel Simonot / Des mots changent de sens. D’autres surgissent et, subrepticement, se substituent aux précédents. Des qualificatifs sont associés aux vocables pour en changer les enjeux. Ce que Michel Simonot nomme, dans le champ culturel, retournement, désigne un usage de la langue par lequel l’idéologie néolibérale amène, progressivement, à percevoir ses critères comme incontournables, quasi naturels. S’ensuit une dépolitisation de la politique culturelle publique et de ses fondements.  Le néolibéralisme tend à infuser dans tous les domaines. La langue est un vecteur essentiel de cette infusion. La culture n’y échappe pas. Ecrit sous forme d’un dictionnaire critique, l’ouvrage de Michel Simonot déconstruit pas à pas ce nouveau langage et nous ouvre la possibilité de repenser à neuf les enjeux de futures politiques culturelles.

Le Bal des Ardents / Librairie à vocation générale, Le Bal des ardents vend des livres et essentiellement des livres. Nous ne sommes pas une papeterie et nous ne vendons pas de jouets pour les petits, nous n’avons pas de gadgets rigolos, pas d’appareils photos, pas non plus d’atomiseurs ni de Dunlopillo. Nous ne vendons pas le sachet d’emballage, ni le papier cadeaux. Nous accueillons des lecteurs, des curieux, des amateurs et les flâneurs de la presqu’île comme de la rive gauche. Nous sommes libraires parce que nous aimons les livres, nous les aimons même d’un amour un peu fou. Nous vous offrons notre savoir-faire et parfois nos goûts, et nous n’avons rien à monnayer puisque le prix du livre en France est le même partout. Que vous achetiez vos livres au supermarché, sur le net ou dans une grande librairie indépendante, le prix de votre livre ne changera pas et il sera le même que si vous l’achetez à votre libraire du coin de la rue. Le reste est bourrage de crâne dont nos oreilles ad nauseam sont rebattues. Après c’est à vous de voir, mais seul votre libraire du coin de la rue se rappelle quel texte vous a touché, l’auteur qui vous ennuie, le livre qui de vos mains tomba et celui qui vous a plu, et peut-être bien celui qui vous plaira, c’est comme ça. Chez lui, et nulle part ailleurs que chez lui, vous pourrez trouver le livre que vous ne cherchiez pas, celui-là même qui vous attendait et vous ne le saviez pas…

Les presses du réel / Des ouvrages sur la culture contemporaine, explorant les passerelles entre les domaines des arts visuels, du cinéma, de la chorégraphie, du design, de la musique ou de la fiction scientifique.

Revue & Corrigée / Aborde librement les musiques expérimentale, improvisée, écrite, électroacoustique, radiophonie, installation sonore, cinéma expérimental, danse contemporaine, performance, poésie sonore… Chroniques régulières, réflexions, entretiens d’artistes, agenda, infos, actualités discographiques et éditoriales, R&C se conçoit comme un recueil des pensées expérimentales en action.

Hippocampe / Arts visuels – philosophie – littérature – … 

MCD / Musiques & cultures digitales

Revue initiales / arts